Pas de paix sous l’impérialisme : Août noir à l’ombre de l’empire

Avec la 46e commémoration d’Août Noir, nous sommes confrontés au paradoxe d’un mois qui lie notre deuil et notre militantisme. L’Alliance Noire pour la Paix (BAP) affirme que ce n’est pas le moment de se livrer à une réflexion performative, mais de renforcer notre engagement envers la tradition vivante de résistance forgée par nos ancêtres, tels que Nat Turner, George Jackson et le peuple haïtien au début de sa révolution. Ce mois marque également le 80e anniversaire des bombardements atomiques américains d’Hiroshima et de Nagasaki, un rappel brutal de la capacité de destruction génocidaire de l’impérialisme occidental, ainsi que du siège continu des peuples colonisés et opprimés, tant sur le plan national qu’international.

Du génocide en cours en Palestine à la répression brutale de la résistance en Haïti, au Congo et au Soudan, l’empire américain prouve, une fois de plus, que sa notion de « liberté » est réservée aux seuls oppresseurs. Du génocide en cours en Palestine à la répression brutale de la résistance en Haïti, au Congo et au Soudan, l’empire américain prouve, une fois de plus, que sa notion de « liberté » est réservée aux seuls oppresseurs. Pendant ce temps, au cœur de la bête, les communautés noires sont confrontées à une terreur cautionnée par l’État : meurtres policiers, incarcérations de masse, guerre économique et effacement de notre histoire par des politiques éducatives réactionnaires. Aujourd’hui, sous l’autoritarisme croissant du régime Trump, nous assistons à l’occupation coloniale ouverte de Washington, D.C. – une ville majoritairement noire, privée d’autonomie et désormais soumise à un État policier imposé par le gouvernement fédéral. Le même empire qui arme le génocide israélien à Gaza déploie la Garde nationale pour réprimer la dissidence et consolider le contrôle racial sur son territoire, prouvant que la violence de l’impérialisme est à la fois exportée et domestiquée.

L’impunité des États-Unis et d’Israël doit cesser. Cette absence d’action significative contre l’accélération génocidaire de l’occupation sioniste, favorisée par le financement américain, la collusion des médias d’entreprise et la protection des Nations Unies et d’autres forums internationaux, motive l’appel du BAP à interdire aux deux États d’assister aux événements sportifs internationaux. S’il s’agit d’une tactique, il est clair que le multilatéralisme anti-impérialiste doit s’intensifier : par le biais de mouvements comme le Groupe des Amis de La Haye (FOTHG), de la pression exercée par le Groupe de La Haye au niveau des États et d’une solidarité indéfectible avec l’Axe de la Résistance. C’est cette même impunité qui a permis au génocide de Gaza de se poursuivre pendant près de deux ans, à l’intensification de l’occupation violente en Cisjordanie, à l’occupation militarisée de Washington D.C. sous l’égide du groupe de travail « Safe and Beautiful » de Trump, et à la brutalisation par le silence des élites progressistes de militants comme le dirigeant syndical Chris Smalls.

Le BAP rejette les commémorations creuses qui réduisent les atrocités historiques à des gestes performatifs. Nous refusons de laisser passer le mois d’août sans dénoncer et confronter l’héritage sanglant du militarisme et du colonialisme américains. Ce mois-ci, nous honorons les martyrs d’Hiroshima et de Nagasaki, non pas avec des excuses creuses, mais en reliant leur combat au nôtre, contre ce même empire qui largue des bombes et affame les peuples colonisés et opprimés à l’étranger, tout en tuant lentement nos peuples chez nous.

Août n’est pas le temps de la passivité. C’est un mois pour se rappeler que notre combat est intimement lié à celui de tous les peuples opprimés. Ce même système qui a largué des bombes nucléaires sur le Japon aujourd’hui fournit à Israël des armes pour massacrer les Palestiniens, finance des escadrons de la mort en Haïti et militarise la police dans les quartiers noirs. Il ne peut y avoir de paix sous l’impérialisme, seulement de la résistance.

Pas de compromis ! Pas de recul !

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